Je regardais tes yeux au travers d’une rose,
Pour en cueillir un mot, le colorier en prose,
Glisser sous ton regard des pétales d’hypnose,
Effleurant de douceur des sons, parfums d’osmose.
Tu regardais les miens, toi, mon grand magicien,
Caressant mes pensées, tu n’avais peur de rien,
Sculptant des frénésies dans des modes lydiens,
Dans des modes doriens, toi, mon doux musicien.
Je regardais tes yeux sourire aux harmonies,
Pour inviter des joies, des passions, des envies,
Chanter sans voix, sans cri, des couleurs de folies,
Dessinant d’un désir des lettres étourdies.
Tu regardais les miens, toi, mon tendre poète,
Envoûtant mes ardeurs, tu avais des préceptes,
Dansant dans des élans à en perdre la tête,
Pour des enchantements, toi, mon divin prophète.
Je regardais tes yeux de feu, d’évocation,
Pour des destins secrets d’espoir d’exaltation,
Peindre une âme inspirée en reflets d’émotion,
Diluant un vertige en fugue, en illusion.
Tu regardais les miens, toi, mon fervent danseur,
Provoquant mon esprit d’un accent intérieur,
Incitant l’inflexion d’éternelles lueurs,
Au travers d’une fleur, toi, mon homme au grand cœur.
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