Oh ! Cerveau de génie aux couleurs de l’algèbre,
Vous êtes parti tôt emportant des mystères,
Usant l’intelligence en servante du cœur,
Compagne du travail, toi douleur, toi malheur !
Flamme vous animait vers les mathématiques,
Vous étiez entouré de gens peu sympathiques.
Legendre, Lagrange vous ouvrirent les yeux,
Inspirant vos désirs aux nombres rigoureux.
Vous avez tant souffert de la précocité,
On vous a éloigné comme un simple étranger.
Puissance fulgurante aux calculs harmonieux,
C’est dans la solitude où vous vous sentiez mieux.
S’il s’était trouvé âmes douces et charmantes
Qui voulussent aider vos théories brillantes,
Protéger les bienfaits d’un aussi grand talent,
Vous auriez, cher Galois, gagné beaucoup de temps.
Forêt de théorèmes, fleuve d’équations,
Vos chiffres dans le ciel sont illuminations.
Voie du polygone, apothème grandiose,
Nous jouons vos accords au cri d’apothéose.
Grand romantique à l’esprit révolutionnaire,
Votre géométrie était bien solitaire.
L’amour n’a pas souri à votre destinée,
Une aubade tragique est partie en fumée.
Mémoires - testament aux fonctions algébriques,
Nous gardons dans le coeur un air bien dramatique.
Votre esprit Galoisien restera éternel,
Converti à jamais au monde Universel.