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Le club des auteurs
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13 janvier 2010
Date : Wed, 6 Jan 2010 17:21:45 +0100 Monsieur, Elvis est un phénomène car il a apporté a des millions de personnes du positif dans leur vie par sa voix, et par tout ce qu’il était mais malheureusement il est tombé dans le piège de l’abus. J’aurais aimé que vous assistiez a un de ses spectacles pour voir a quelle point cette homme avait du charisme et surtout de voir la joie qu’il avait sur scène a chanter pour les gens. Merci de votre attention, Bonne Année 2010 Richard Leduc ![]()
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16 avril 2009
Monsieur, Concernant votre article sur Elvis, est-ce un roman, une fiction, un polar, un essai ou toute autre tentative d’écriture ? Dans l’un de ces cas, il s’agit effectivement d’une réussite. Cela dit, la tournure de votre article est typiquement française et encore une fois la masturbation intellectuelle dont vous faites preuve, me fait de la peine. Cordialement. ![]()
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30 mars 2009
Erasme a fait l’Eloge de la Folie ; cinq siècles plus tard, Jean Plasmans avec "Ainsi finit le déclin d’Elvis" nous tire le portrait d’un certain Monsieur Presley - prononcez presse-les- interprète en 1954 de "Milkcow blues boogie" -traduisez le blues-boogie de la vache à lait. * Mon voisin Joe qui porte chapeau de cow-boy et roule en voiturette sans permis me le disait encore ce matin tout en balançant ses cendres sur mes chaussures en daim bleu : "C’est lui, Elvis, qui aurait dû tous les enculer, ces enfoirés de Parker et de Vernon ! Il a été manipulé, ce mec ! Endoctriné de bout en bout ! Naïvement, il a cru à sa chance : gloire, femmes et pognon. Combien étaient-ils ? Candidats au bordel. Tous dans la merde, oui ! — T’affole pas, Joe. T’as vu dans quoi t’as marché ? — J’ai la chance du cocu, comme le King ! * —
S’inspirant du travail de Sartre sur Genet, Jean Plasmans tente de resituer Elvis face à son existence merdique -au ras des pâquerettes- pour mieux le confronter à son destin ; "Saint Presley, chanteur et martyr", tel aurait pu être le titre de son article. Son personnage incarne l’optimisme pervers du marchand de rêves - pas assez dupe pour être complètement cynique - dont la consommation de masse avait besoin durant cet âge d’or du capitalisme.
Parker rafle le contrat pour "coacher" ce petit trou du cul de blanc qui veut chanter et porte le nom d’Elvis Presley. Déjà la soumission - ou naïf comme Virenque ? Les deux, mon colonel ! * — Dis-moi, Joe, tu crois qu’il était vraiment con, Elvis Presley ? — Il a pas inventé la poudre, il la sniffait seulement. Aurait-il inventé le rock ? Foutrerie ! Même ses ondulations du bassin, la moue menaçante des lèvres, sa gesticulation évangélique n’avaient rien de spontané ; tout piqué à Wynonie Harris et Roy Brown. Qu’aurait-il été sans ces oubliés du rock’n’roll et sans sa voix, unique ? — Tu avoueras, Joe, que finir monstre quand tu as passé ta vie à banquer pour les autres, c’est incroyable ! Sœur Thérésa, peut-être ? — Dès 1956, les jeux étaient faits, rien ne va plus : il deviendra crooner pour gamines en crinoline puis gigolo - just a - pour liftées de Las Vegas. Ça durera vingt ans : le temps d’une réclusion. * Jean Plasmans est fasciné par l’innocence perdue du King, très vite offerte contre dollars à 50 millions de fans - can’t be wrong -. A l’instar de Robert Johnson, il vendra son âme au diable. Symbole de la victime consentante - jusqu’au coude - il sera l’apprenti-sorcier d’un "plus à jouir" qui le dépasse et l’envahit, le détachant du réel. La drogue aidant. Plasmans évoque le complot pour justifier cet abandon, cet anéantissement de l’être. Mais où serait le mobile ? Tuer la poule aux œufs d’or ? C’est vrai que Parker s’y connaissait en poulet frit. Même morte, elle pond encore ! Un vrai miracle ! Mais pour qui ? * — Hey Joe, t’en va pas comme ça ! Je sais bien que t’en as rien à rocker de ce type, que ton idole depuis que tu as dix ans c’est Eddie Cochran : Somethin’Else, Nervous Breakdown, Twenty Flight Rock, Summertimes Blues, C’m Everybody, je sais, mais c’est pas le plat du jour... — Crois-moi Doc, on a presley le citron, y’a pu qu’à jeter la peau. ![]()
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10 mars 2009
Bonjour, Je viens de recevoir un mail du site australien me proposant de lire votre article sur Elvis. Ce que je viens de faire.
Je dirais que votre article est très intéressant mais peut-être parfois un peu dur à l’encontre d’Elvis. Votre partie sur le concert de 68 est assez hard. Je trouve qu’Elvis avait fait un retour formidable après des années de films nuls ! Impossibles à regarder pour moi malgré ma passion pour Elvis depuis 32 ans ... Quant à sa vie, il l’a faite comme bon lui semblait... Que ferions-nous à sa place ? Petit blanc sans argent et propulsé si vite vers la gloire avec personne pour lui donner de bons conseils ? Entouré de bons à rien comme la Memphis mafia ? ![]()
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10 mars 2009
La croisière ne s'amuse pas...L'ironie grincante en costume pare bien la misère humaine. Un destin ordinaire, une frustration commune, décrite avec réalisme. Le soride et le misérable sont plaisamment mis à distance humoristique par un langage soutenu. Je serais plus réservé sur le rythme, la cadence. Il manque une alternance phrases courtres/phrases longues, dans certaines formules l'élégance pose un peu trop et la finesse s'emmêle un peu les pinceaux. L'amertume désabusée emporte quand même l'adhésion. ![]()
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20 mars 2008
Des viscères jusqu'aux tréfonds de l'âme rien n'échappe au médecin légiste (l'auteur). Son scalpel fouille, farfouille, les replis les plus reptiliens, gluants, de notre masse cérébrale... Gide eût aimé : famille's je vous hais !... Avons nous affaire à un pervers polymorphe, à un pscychanaliste déjanté, à un philosophe revenu de tout ? Le ver (les vers !) est dans le fruit (défendu), les dés sont pipés, pour survivre l'on doit faire semblant de ne pas savoir, feindre l'ignorance, l'insouciance ? L'on s'occupe comme on peut, les uns vont à la pêche, les autres médisent de leurs voins ou s'inventent des histoires... A bien lire entre les lignes, je ne suis pas sûr que Lilian Robin, se (nous) pardonne ce genre de compromission, d'ailleurs de nous (victimes propitiatoires) les voir accepter l'insupporte, et dieu merci, puisque sa colère enflamme son récit... Cet implacable rapport d'autopsie est soutenu par une écriture servie par une rare économie de moyens et un art consommé de l'ellipse : charpentée comme un procès-verbal elle prête à rire jaune, sa concision est glaciale, son trait chrirurgical... Henri Cachau ![]()
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19 mars 2008
... Encore une histoire d'amour ! Presque on renoncerait à poursuivre la lecture tant ce sujet rebattu... Cependant nous entraînent et ce rythme, ce staccato, cette cadence des boggies, ce défilé de souvenirs, de réminiscences (malheureuses ?) filant au gré des rails... Tous, filles ou garçons, mamys ou papys, l'amour n'a pas d'âge, nous avons vécu ces troubles moments ou désespérés seuls le suicide ou le voyage quelles qu'en soient les destinations (paradis, enfer ?) semblent salvateurs... De surcroît l'ajusté dialogue, cer il est vrai que nous ne voyageons qu'afin de s'assurer de nouvelles rencontres (la rencontre), en espérons d'éventuelles et heureuses surprises, opportunément, tout en suivant la cadence ferroviaire, nous fait entrer dans une partie surréaliste non dénuée de charme et d'efficacité littéraire... L'écriture, classique, sans surcharge ni emphase (un seul être vous manque, etc) s'accorde à la perfection, elle pianote au rytme cadencé du voyage, soutient, tout en n'insistant jamais, les fugaces impressions : géographiques, physiques, sentimentales ; le retour en canon de la partie dialoguée ajoute à sa légereté, à l'irréalité de cette atemporelle parenthèse.. un gentil bijour artisanal ; l'écriture s'y apparente, vu l'abusive exploitation du thème... Henri Cachau ![]()
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19 mars 2008
Ah quel malheur de vivre parmi les littérateurs !... Nous n'avons pas un métier facile ! Ce pastiche plein d'humour (d'autodérision !), de vacheries du monde éditorial, s'il est le bienvenu par sa mise en abyme des rouages (complexes) de l'ascenseur, sa dénonciation de l'endogamique corporatisme, y compris incestes et parricides, au-delà d'un réflexe pavlovien d'en rire, plutôt nous engageà pleurer sur ces petits soldats, ces petites mains tombant au champ d'horreur de l'édition... Hélas, qui du coche ou de la mouche peut s'attribuer le meilleur rôle ? L'illusionn, le transport vers la réussite ou l'échec ne sont-ils pas trompeurs ?... l'écriture, maîtrisée dans ces tempos et ajustements, dénote l'oeuvre d'un professionnel aux muscles et dents en parfait état de fonctionnement, de surcroit ayant parcouru tous les étages, des soubassements aux combles des dites maisons de passe-passe... En outre l'ironie sous-jacente à point vient relever un plat déjà fort épicé... Volontairement resserrée, heureux dans le cas de cette nouvelle en comparaison par exemple d'Iceberg, l'écriture masque une amplitude naturelle mise au service d'une féconde imagination... un texte plaisant et instructif à la fois... Henri Cachau |